Des herbicides au profil écotoxicologique favorable
La création de plantes tolérantes aux herbicides permet l'utilisation de matières actives au profil écotoxicologique favorable, c'est-à-dire à faible durée de vie, à biodégradabilité rapide, respectant et l'environnement et à large efficacité.
Ces cultures peuvent supporter ce traitement grâce à l'introduction d'un gène de tolérance spécifique. En 1996, un nouveau système de désherbage a été lancé en Amérique du Nord sur des cultures comme le soja, le colza et le maïs
La réduction de l'utilisation des insecticides
Une étude sur l'impact du coton bt (résistant aux insectes) montre qu'en 1999, les agriculteurs chinois ayant adoptés des variétés bt ont consommé en moyenne 10 kg/ha d'insecticides contre 58 kg/ha pour les agriculteurs ayant cultivé des variétés non transgéniques ("impact of bt cotton in china", Carl E. Pray et al, center for chinese Agricultural Policy, Chinese Academy of Sciences, China, may 2001).
La diminution de l'érosion des sols
Une étude sur 5 ans (1996 à 2001) auprès de 450 cultivateurs américains de soja montre que pour 63 % d'entre eux, le développement des techniques culturales sans labour, qui permet une réduction de l'érosion des sols de l'ordre de 90 %, est rendu possible en premier lieu par l'introduction de variétés de soja transgéniques tolérant à un herbicide.
L'enrichissement du patrimoine végétal
La sélection classique a déjà fait la preuve de sa capacité à enrichir les espèces et variétés. Par la création de variétés nouvelles qui constitue l'objectif premier de son activité, la sélection classique a ainsi doté le "patrimoine végétal" de spécimens nouveaux. Dès les origines de l'agriculture, cette activité de sélection empirique a été à l'origine de nombreuses variétés aujourd'hui partie intégrante de ce patrimoine.
Les biotechnologies modernes, et le génie génétique, s'inscrivent dans cette continuité avec une diversité d'objectifs. Elles ont à leur disposition des outils qui ouvrent davantage encore le champ des possibles. Dès lors, les biotechnologies vont contribuer encore à l'extension du patrimoine végétal.
L'étude et le contrôle des flux de gènes entres variétés transgéniques et variétés non transgéniques
Le flux de gènes entre espèces est un phénomène naturel, un événement biologique peu fréquent, dont la voie principale est la dispersion du pollen.
La capacité des plantes transgéniques à transférer par pollinisation le transgène vers une plante de la même espèce ou d'une espèce voisine est souvent évoquée. La réponse à cette interrogation varie suivant le type de gène introduit, les caractéristiques botaniques de l'espèce et la présence ou non d'espèces apparentées dans l'environnement proche. Avant d'introduire la culture d'une nouvelle plante, de nombreux essais sont effectués, dans lesquels la conséquence d'une éventuelle dissémination est particulièrement étudiée. Il est ainsi possible d'apporter une réponse adaptée à chaque plante. Les options de nature à présenter des risques pour l'environnement sont naturellement écartées.
Les études effectuées aujourd'hui peuvent s'appuyer sur l'expérience apportée par plus de 10 000 essais à l'échelle mondiale. En outre, des centres de recherche étudient l'impact sur l'environnement de ces cultures à grande échelle. Il s'agit en France des essais inter-instituts (organisés par le Centre Technique Interprofessionnel des Oléagineux Métropolitains, l'Association Générale des Producteurs de Maïs, l'Institut Technique des Céréales et des Fourrages et l'Institut Technique de la Betterave) qui ont débuté en 1996.
Les situations diffèrent suivant les espèces : le soja, la pomme de terre et le maïs, respectivement originaires d'Asie, d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale, ne peuvent transmettre leurs gènes et donc le transgène à des plantes environnantes en Europe où il n'existe pas d'espèces sauvages apparentées avec lesquelles elles pourraient se croiser. En revanche, la possibilité de transmission du transgène à des espèces sauvages existe en Europe pour le colza et la betterave. Le colza s'hybride avec d'autres crucifères sauvages telles que la ravenelle, la roquette bâtarde ou la moutarde des champs. Dans le cas d'une tolérance à un herbicide, cela peut donc entraîner l'apparition de mauvaises herbes tolérantes à cet herbicide. La même question se pose avec la betterave cultivée, qui peut se croiser avec la betterave sauvage, adventice des cultures betteravières.
Si la probabilité de ces croisements n'est pas nulle, il semble cependant qu'elle soit très faible. Des études sont en cours pour la mesurer.
Les plantes tolérantes aux herbicides ne présentent pas d'avantage compétitif par rapport à leurs homologues classiques en l'absence des herbicides concernés. De telles plantes ne se propageront donc pas plus que d'autres dans la nature.
Parmi les recherches en cours, on retrouve :
