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Pour la première fois, l’ensemble des acteurs semenciers s’est réuni afin de déterminer les grands enjeux des biotechnologies vertes et pour formuler un certain nombre de propositions à destination des candidats sur l’avenir du secteur et, plus globalement, sur l’agriculture française. Le secteur a identifié 5 enjeux  agricoles, sociaux, environnementaux et industriels auxquels les biotechnologies vertes répondront : - Aider l’agriculture française à redevenir compétitive. - Contribuer à l’avènement d’une agriculture écologiquement intensive. - Faire de l’agriculture un levier décisif face au changement climatique - Répondre au défi de la demande alimentaire mondiale - Accompagner le développement des nouvelles industries biosourcées. Mais ces enjeux ne pourront être relevés que si les pouvoirs publics assurent l’avenir, la pérénité et la liberté, encadrée, du secteur. Le fondement du développement des biotechnologies vertes en France est un soutien fort, clair et assumé de la part...

 Les plantes peuvent être utilisées pour produire des protéines à vertu thérapeutique comme des anticorps et des vaccins. Elles ont le métabolisme nécessaire pour synthétiser ces  glycoprotéines si importantes pour notre santé, mais ne le font pas tout à fait de la même façon que certains animaux. Ces petites différences peuvent avoir un impact important  sur l’immunogénicité, l’allerginicité ou l’activité même des protéines produites. Une équipe de Louvain a travaillé sur deux enzymes qui provoquent cette spécificité chez le tabac. En utilisant la paire de ciseau moléculaire CRISPR et en inhibant les deux gènes  produisant ces deux enzymes, ils ont obtenu des lignées de tabac capables « d’humaniser la glycosylation des protéines pharmaceutiques », c’est-à-dire de produire des anticorps  parfaitement efficients chez l’homme. Cette recherche est un grand pas dans la production à grande échelle et à bas coût de protéines pharmaceutiques souvent très onéreuses. Cet article Produire des...

 La domestication, c’est-à-dire le choix de plantes faciles à cultiver et capables de nourrir une communauté, a constitué la première phase empirique de sélection et d’amélioration  des plantes il y a de cela 10 000 années. Les agriculteurs et les obtenteurs  ont ensuite utilisé la variabilité naturelle, les croisements et les mutations spontanées pour améliorer leur production en quantité et en qualité. Aujourd’hui, tout un ensemble de méthodes permet de progresser dans tous les types d’agriculture.  A partir d’une bibliographie très conséquente et donc de nombreux  exemples, une équipe de chercheurs américains montre l’intérêt de ces méthodes surtout comment elles peuvent répondre aux nouveaux défis climatiques et à l’augmentation de  la population. Ils ont ainsi évalué à 3000 les modifications génétiques découvertes chez les plantes. Chaque technique fait l’objet de nombreuses recherches  pour évaluer leur  efficience. Une des dernières, la paire de ciseaux moléculaires CRISPR CAS...

 Pas de doute, le changement climatique a pour conséquence une hausse de température à moyen et long terme mais surtout engendre une multiplication des aléas climatiques à  court terme. Ainsi, toutes les régions agricoles sont affectées par des périodes de sécheresse ou d’inondation et des phases de froid ou de chaleur inhabituelle. L’utilisation de l’eau devient donc un enjeu majeur, surtout pour les cultures qui en dépendent très fortement comme le riz. Il y a 120 millions de cultivateurs sur la planète qui  produisent le riz que mangent 3,5 milliards de personnes dans le monde. Nourriture de base de population plutôt pauvre et en forte croissance, il faudrait augmenter la  production de 25 à 30% dans les 30 années à venir.  Face à cet enjeu majeur sociétal et économique, quelle est la solution ? La réponse : chercher des variétés productives et saines qui supportent les phases de sécheresse et qui sont adaptées aux pays de production. Des centres internationaux de recherche sur le...

CP OPECST Cet article IBV salue le rapport de l’Opecst est apparu en premier sur IBV-BLOG.

  Quelle est la perception des biotechnologies vertes au Royaume-Uni aujourd’hui ?   Le grand public, dans sa majorité, ne se prononce pas fermement sur les biotechnologies agricoles. Une analyse de la Fédération des aliments et boissons (FDF) a constaté que seulement 8% des personnes interrogées ont spontanément identifié les OGM comme un problème préoccupant dans les aliments. De plus, un  sondage réalisé par la société de sondage Populus pour le compte de Bayer a révélé que deux tiers des personnes interrogées sur les OGM ont déclaré qu’elles soutiendraient les aliments génétiquement modifiés s’ils n’impactaient pas la santé publique ou l’environnement. Et en fait, ce sont souvent les militants anti OGM qui soulèvent cette question, en affirmant que le public ne veut pas manger de produits OGM. Cependant, il n’existe aucune preuve à l’appui de cette allégation et, en tant qu’abc, nous soutenons l’idée que les consommateurs doivent avoir le choix d’...

 Comment réglementer (ou ne pas réglementer) les outils de mutagénèse ciblée comme CRISPR CAS ? cette question est posée dans tous les pays européens depuis que la France a déposé un référé sur la question auprès de la cour de justice européenne à l’automne dernier. La réglementation européenne sur les OGM est complexe et extrêmement couteuse et l’appliquer à toutes les méthodes récentes d’amélioration des plantes marqueraient un arrêt brutal de la recherche et développement. Un éditorial du magazine scientifique Nature de février 2017 appelle les scientifiques à prendre part aux débats et à « faire prévaloir raison et science cette fois-ci ». Et le magazine de citer l’exemple de la Suède comme modèle, dont le gouvernement a donné en 2015 un feu vert aux scientifiques pour utiliser les outils les plus récents de la sélection des plantes. Des chercheurs de l’Université d’Umea ont même pu inviter des journalistes à déguster « des tagliatelles avec des légumes grillés CRISPR » l’été...

 Contrairement aux génomes des animaux, les plantes peuvent contenir plusieurs jeux complets des chromosomes du génome. Les plantes sont dites polyploïdes, ce qui est un facteur clef d’apparitions de variétés nouvelles, mais aussi une véritable difficulté pour les sélectionneurs. Des duplications spontanées des chromosomes au sein de la même espèce ont eu lieu pour la pomme de terre (4X 48 chromosomes), la banane (3X 33 chromosomes) ou la patate douce (6X 90 chromosomes). Mais des hybridations entre deux ou plusieurs espèces peuvent aussi donner des plantes polyploïdes comme le  tabac (4X 48 chromosomes), le blé tendre (6X42 chromosomes), la fraise (8X 56 chromosomes) ou le coton (4X 52 chromosomes). Les conséquences de cette polyploïdie sont une augmentation de la taille de la cellule et des durées de cycle de croissance ou de reproduction plus longues, bref des plantes souvent plus  productives. Cela peut donner des plantes stériles (comme la banane) ou à l’inverse, des variétés qui...

 Ce rapport des académies des sciences européennes intitulé « Edition génomique: opportunités scientifiques, intérêt pour le public, options politiques pour l’UE » a été publié le 23 mars 2017. il liste les perspectives scientifiques, les possibles applications d’intérêt pour la société et les questions éthiques pour proposer des  recommandations aux autorités en Europe. L’Easac reconnaît l’imbrication étroite des questions scientifiques et des valeurs de la société et que le débat est indispensable pour favoriser la confiance du public à l’égard des chercheurs. Concernant les plantes, l’édition génomique représente un changement important en termes de précision comparée aux méthodes de la mutagenèse provoquée par des substances chimiques ou des radiations, mais aussi par rapport à la recombinaison méiotique, qui se produit lors des croisements sexués, processus qui  reposent sur des phénomènes très aléatoires. L’édition de gènes aura des applications pour l’augmentation des...

 Entretien à bâton rompu avec le directeur du laboratoire de virologie et de génétique à l’EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne). Les thèmes de recherche de son laboratoire portent exclusivement sur la cellule humaine et l’action des transposons, ces petites séquences d’ADN très nombreuses (5 millions) et mobiles,  qui régulent le génome et orchestrent notre activité cellulaire via des protéines très spécifiques (400 environ). Les recherches portent principalement sur les cancers et les troubles neuro-développementaux, avec la production de biomarqueurs et la recherche de nouvelles cibles en immunothérapie.  En quoi CRISPR CAS est-il un outil révolutionnaire ? C’est une méthode beaucoup plus simple, plus facile et plus efficace. Nous réalisons en quelques semaines des manipulations qui prenaient un an auparavant. C’est un outil plus fiable et beaucoup moins cher ce qui explique son succès dans les laboratoires du monde entier. Cela nous exonère par exemple des tests sur...